Et la vie dans tout ça ?

Mais d’où vient la vie ? ‘Haïm, חיים

Lev, le coeur

Le cœur, un organe inhérent à la vie.
Quand le cœur bat, le corps vit. A nous de prendre nos responsabilités.
Le cœur est une pompe, qui se contracte et se dilate et qui comprend deux côtés.
Voici une brève explication du fonctionnement du cœur :
Lors de la contraction, le côté gauche propulse le sang dans le circuit artériel. Ce système artériel nourrit les tissus, viscères, cellules, avec du sang oxygéné. Cette étape est appelée grande circulation, elle dessert les organes.
Après avoir nourri les tissus et organes, le sang est saturé en gaz carbonique. Il remonte par le côté droit en passant par les poumons pour se réoxygéner. Cette deuxième étape est appelée la petite circulation. Un échange gazeux a lieu. le cycle recommence.
Pour en savoir plus je vous invite à visiter le site futura science.
Ces deux chemins forment un 8, le symbole de l’infini.
Ces échanges permettent l’apport en CO2 et en nutriments pour le fonctionnement du métabolisme ainsi que le transport des déchets vers les émonctoires des reins et poumons.
Le cœur fonctionne par contractions et dilatations, systoles et diastoles.

« La systole (du grec συστολή « contraction ») est la contraction des chambres du cœur. » Wikipédia
« La diastole (du grec διαστολή qui signifie « expansion») est la période au cours de laquelle le cœur se relâche après s’être contracté. » Wikipédia

Avec un regard plus large on peut voir la contraction comme le don et la dilatation comme l’accueil.
Le masculin et le féminin, Ish et Isha.

LEV, le coeur

Lev : Lamed, Beth, לב

La connaissance divine du Yod, du Lamed est réceptionnée dans le réceptacle Beth. Toute connaissance doit être accueillie. La relliance Ciel-Terre.
Lamed, dans la symbolique des lettres hébraïques symbolise une connexion avec les forces des hauteurs, qui nous pousse à avancer, à étudier. L’étude est une curiosité.
Lev contient la Torah. L’étude sur le divin est une étude de soi.
En inversant les lettres du mot Lev, nous voyons la première et dernière lettre de la Torah. Beth avec Bérechit et Lamed avec Ysraël.
L’étude de soi guérit le cœur ?

Le coeur : centre de l’amour, Ahava

Comment aimez-vous l’autre ? Donc vous ?
Tout commence par l’amour de soi.
Vivez-vous une relation harmonieuse, une relation d’amour avec votre corps, votre être intérieur ?
L’amour de soi, c’est être à l’écoute de ses besoins, de ses désirs, de ses goûts, de ce que l’on a à travailler chez soi.
Cette amour, c’est s’accorder la confiance que l’on mérite, de croire en ses capacités, ses connaissances à chaque instant.
La plupart des humains de la société moderne se dit en se levant, en se regardant dans la glace :
« je suis moche »
– Est-ce votre peau ? Mais quelle nourriture donnez-vous à votre corps ?
– Est-ce vos cernes ? Mais dormez-vous assez ?
« Mes cheveux sont gras »
– Mais utilisez-vous le bon produit ?
« Je suis gros »
– Mais avez-vous choisi de faire du sport ou de regarder Netflix avec un McDo ?
Vous donnez vous la peine de changer ?
Dès le réveil, encore dans votre lit, dites-vous des choses positives : « Je mérite d’être heureux et j’agis dans ce sens » « Je mérite d’être en forme physique et mentale » « Je suis beau ». Tous ces mots simples évitent les maux. La perfection existe en chacun ou pas du tout.

En fin de journée prenez également un temps pour mettre en lumière les jugements que vous vous êtes donnés. Exemple :  « Je regrette d’avoir agi de la sorte, vraiment je ne suis naze » Est est-ce là nécessaire ?
Vous pourriez vous dire « C’est dommage, mais c’est une expérience, j’ai appris et je n’agirais plus de cette manière ».
Le regret amène le poison dans l’intellect, de l’amertume. Le corps se rétracte sur lui-même. Arrêtez de vous regarder dans le rétroviseur et pardonnez-vous !
Par contre agir avec bienveillance et d’aller de l’avant amène de la douceur, de l’apaisement.
En fonctionnant de la sorte vous pourrez vous libérer de votre mode de fonctionnement qui ne vous appartient peut-être même pas.

L’amour, le couple et la relation à l’autre

Dans le couple, dans la relation c’est pareil.
Aimez l’autre comme soi-même et non pas attendre d’être aimé pour s’aimer soi, car il y aura dépendance affective.

S’aimer soi-même est le début d’une histoire d’amour qui durera toute une vie. – Oscar Wilde

Dans le couple il est important d’informer l’autre des besoins que l’on a identifiés chez nous en expliquant l’importance de chaque chose, sans attente. Dans une relation saine ce n’est pas à l’autre de deviner, c’est la communication qui prime. Quand l’informé sait, libre à lui de prendre en compte de ce qui à été exprimé.
L’amour dans le couple c’est un compromis, une négociation.
L’amour dans le couple, c’est aussi pardonner l’autre facilement, sans rancune cachée. La rancune refroidit, distance et provoque des sentiments de vengeance qui vous rongent de l’intérieur.
L’amour dans le couple c’est accepter que l’autre fasse des erreurs, chute car l’expérience fait avancer.
C’est savoir se montrer présent(e) pour l’accompagner dans sa remontée. Accompagner et vouloir aider à tout prix sont deux choses différentes. «Vouloir» c’est posséder. Or dans un couple personne ne possède personne. Chacun est libre. Vouloir aider l’autre à chaque baisse de régime, c’est s’étouffer mutuellement. La Fusion ! La fusion interdit le dialogue !
Cela amène à la non évolution de l’un, qui ne trouve pas sa place dans sa vie personnelle et/ou professionnelle et amène à la maladie, burn-out, dépression, …

Comme dans toutes relation amicale ou amoureuse, lorsque l’on veut posséder l’autre à outrance, sans lui laisser l’espace d’une respiration, il vous tourne le dos ou dépérit à petit feu. – Pauline Bebe – Le coeur au bout des doigts

L’amour c’est comme le feu, s’il est puissant il va dissiper les doutes et les combats intérieurs. Si vous êtes concentré sur votre cœur, vous n’aurez plus besoin de vous focaliser sur vos défauts.
Quand vous aimez votre compagnon, vous êtes moins susceptible de mettre l’accent sur ses défauts.

Seul l’amour peut garder quelqu’un vivant. – Oscar wilde

Relisez, prenez conscience.

La joie d'un chien, quand son maître l'appel

Sim’ha, la joie

La joie est tout d’abord une émotion, un mouvement dans le corps comme d’autres émotions telles la tristesse, la colère, la peur, le dégout et la surprise. L’émotion c’est une information que le cerveau a reçu de l’extérieur et envoyé dans le corps.
L’émotion dans le corps libère des hormones en fonction de la nature de celles-ci :
La dopamine (Plaisir),
la sérotonine (bonne humeur),
L’adrénaline (excitation),
L’ocytocine (sociabilité).

La joie est reliée à l’organe du cœur.  Comme vu précédemment le cœur fait circuler le sang dans chaque partie du corps. Chaque vague de joie, amène une vague d’oxygène dans le corps, amène une vague de chaleur. On peut conclure que la joie permet le renouvellement des tissus et cellules. Mais comme chaque chose, l’excès n’est pas non le plus bénéfique.
L’activation du cœur en permanence agite le corps, crée de la nervosité, tachycardie, problème de sommeil.

La Sim’ha

En hébreu la joie, la joie intérieure c’est la Sim’ha.
C’est vivre sa vie pleinement. C’est la rencontre entre l’existence de l’être, le « ce que je fais » et l’essence, le « ce que je suis ». Sentir l’étincelle de vie en nous.
Le but ultime du « Tsadik », du juste est d’arriver à resserrer l’écart entre le l’être et le faire. Or dans le sens inverse, plus l’écart est grand, plus la tristesse s’invite.

La tristesse, je l’explique plus bas, est relié aux poumons. Les poumons sont indispensables au cœur, à la vie même.
Est-ce que je vis une existence qui est en harmonie avec le sens ultime de mon identité réelle ?
La joie c’est être conscient d’exister, c’est goûter à la vie à chaque moment, et en chaque chose. L’incarnation nous permet d’expérimenter la Sim’ha. Pourquoi ne pas l’honorer chaque matin ?

Le « ce que je suis » ramène à l’activité professionnelle. Le, ce que je fais de mon existence.
Je suis bon danseur, la danse me met en joie. J’ai choisi d’utiliser mon existence d’être pour lui donner un sens et je la partage.

Certains ont des « dons » de menuiserie par exemple et ne permettent pas au monde de voir leurs talents. Nous sommes des créateurs d’émotions. Pourquoi ne pas mettre en lumière ces créations ?
L’égo peut-être ? la pire prison de l’homme. L’égo est une fausse image de soi-même. On se donne l’image du regard de l’autre. Pourquoi ne pas avancer pour soi ?
Posez-vous la question : Ai-je besoin d’être estimé par l’autre ? « Je suis l’objet de ma propre référence ».

La joie, bien plus qu’une émotion

La joie c’est une qualité d’âme qui s’éveille en l’homme, un état de grande satisfaction intérieure, de bien-être qui se manifeste par de la gaieté et de la bonne humeur.
Cette Sim’ha est essentielle, elle nous permet d’atteindre un bonheur qui perdure.
Elle est acquise tout au long de notre évolution, dans notre accomplissement. Et sans Sim’ha nous n’attirons personne.
L’homme est un animal social.

L’étude du Lamed du mot Lev, nous enseigne bien cette joie. L’étude, c’est cette curiosité à avancer, à s’ouvrir à autre chose, à l’autre.
La joie c’est l’ouverture. L’ouverture diaphragmatique.

Mouvement du souffle

Le roua’h, un souffle indispensable

Fonctionnement du poumon

L’inspir du poumon nous remplit d’oxygène et l’expir rejette le gaz carbonique. L’émission et la réception, le masculin et le féminin, comme dans le cœur. Deux opposés de non dualité. Ne faites-vous qu’inspirer ?
Nous respirons environs 16* fois par minute . Respirer est essentiel à la vie.  « Roua’h ‘Haïm », le souffle de vie.

Lors de l’inspiration les poumons se dilatent. Les muscles intercostaux interviennent pour agrandir et élever la cage thoracique ; c’est la respiration thoracique
Conjointement le diaphragme se tend et descend dans l’abdomen ; c’est la respiration abdominale.
A l’expiration, le diaphragme et les muscles intercostaux se relâchent. la cage thoracique se rabaisse, l’air est expulsé.

La respiration et la vie

Vivez-vous sans respirer ? Combien, dans leur vie, passent à côté de leur souffle ?
Vivez-vous sans poumons ? Soyons heureux de les avoir.
Les entrainez-vous ? De la course ou de la marche rapide, des pranayamas.
Les entretenez-vous ? Un bol d’air en montagne, ou à l’océan ?
Un temps pour souffler, trouver un second souffle, un temps de récupération.

Le rapprochement de la Téhima et du souffle

HE, la 5ème lettre de l’alphabet hébraïque symbolise dans la tradition, l’homme en prière, la prière en action, l’action du souffle dans la vie, le vent et le fondement de la création. Toute parole est un Hé, plus quelque chose.

« Le verbe s’est fait chair »V14 chapitre 1 de l’Évangile de Jésus-Christ selon l’apôtre Jean.

La lettre , comprend une ouverture en haut à gauche, nous invitant à nous laisser traverser par le Roua’h ‘haïm. Le Roua’h fait partie d’un des 5 niveaux d’âme dans la Kabbale. C’est le 2ème, celui qui se manifeste plus généralement dans les émotions, dans l’instinctif, la personnalité et représente l’esprit.
Dans la Téhima chaque lettre est dotée d’un souffle. Dans chaque chorégraphie des temps d’arrêt sont nécessaires pour déployer, intégrer la force de la lettre hébraïque en question.
*Le Chiffre 16 peut se décortiquer avec la 1ère (Aleph א), la 5ème (Hé ה) et la 10ème (Yod י) lettre de l’alphabet hébraïque. Nous avons vu dans l’article sur le symbolisme des lettres que chaque lettre hébraïque avait une guématria. Pour les dix premières lettres hébraïques, leur guématria correspond à leur place dans l’alphabet.
Dans la Téhima le Aleph est relié également aux poumons et au corps dans sa globalité, le Hé, aux poumons et au souffle, le Yod, La main gauche, le don et le germe divin. Ces sont trois lettres très proches l’une de l’autre.
Par ailleurs Le mot היא, signifie  » elle  » le féminin.
La partie féminine de « Dieu » du

«Le père, le fils et le Saint-esprit»

est le Saint-esprit, l’esprit-Saint, le Roua’h Hakodesh, רוח הקודש. Nous retrouvons le mot Roua’h.

L’organe et l’émotion

Sur le plan émotionnel, les poumons sont reliés à la tristesse et au chagrin.
La tristesse est une émotion tout à fait normal tout comme la joie.
La perte d’un être cher nous rend triste. l’éloignement provoque de la tristesse.

Mais si la tristesse est excessive, elle entraîne alors un dégoût de la vie et entre en contradiction avec la joie de vivre. La tristesse nous enferme et nous prive de la vie.
La tristesse amène une baisse d’énergie du poumon, qui affecte les voix respiratoires, entraînant essoufflement, fatigue, états dépressifs, la peur, …

« Conquérir sa joie vaut mieux que de s’abandonner à sa tristesse. » – André Gide

Respirez la vie ! Invitez votre étincelle (Nitsots,ניצוץ), à revenir dans votre coeur.

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